Viola Alea, Wandergesellen

le lundi, 09 novembre 2015. Posté dans Des reportages par Imajim

Viola Alea, Wandergesellen

Un soir de fin octobre, à l'entre deux du jour et de la nuit, sonne à la maison, un drôle de personnage. Une silhouette sous un chapeau haute forme accompagné d'un petit cheval.

ELLE ( avec un fort accent allemand ) : " Bonjour, on m'a dit 3 villages avant, que je pouvais venir chez vous pour passer la nuit "

MOI : ( dans ma petite tête ) """ je ne suis pas chambre d'hôte ? """" et à voix haute " Bien sur, il va faire nuit, on a chambre d'amis, et il nous faut trouver une place pour votre cheval ! "

Très rapidement, je pense à Laura au village, qui elle a un cheval, un box et tout et tout. Moi je n'ai qu'une chambre d'amis ;)

Et c'est tout naturellement que nous avons terminé la soirée dans la cuisine, Laura, notre invitée de la nuit, mon mari et nos enfants, autour d'une tarte au thon sortie du congélateur, des filets de maquereaux sortis du sac de Laura, quelques pommes ramassées au sol, le fatras de ma maison, et un verre de vin rouge local.

Elle m'explique que c'est " Le Michel " à Courcelles qui lui a dit que sûrement je l'accueillerai. 

Viola nous explique qui elle est : Une Wandergesellen !

Une compagnon(e) allemande. Ce sont des artisans qui ont décidé de prendre la route pour se former en itinérance. Sa spécialité, l'agriculture.

Elle nous explique aussi qu'elle vient de Stuttgart et souhaite arriver en Bretagne chez des amis pour Noêl.

 

Elle voyage depuis 3 ans, d’abord à pied, puis maintenant à cheval sur un petit Islandais de 12 ans appelé Capi.

 

Son petit cheval lui a été donné comme paiement pour un travail dans une ferme.

Leur tradition remonte au XIIe siècle de ce côté du Rhin. Jusqu'à la révolution industrielle, ce voyage était obligatoire pour les jeunes artisans. Après leur apprentissage, ils devaient quitter leur ville natale pendant trois ans et un jour, avant de pouvoir devenir maître. Persécutés par le régime nazi pour leurs liens avec le mouvement ouvrier, puis interdits en RDA, leur nombre a largement diminué au cours du XXe siècle. Les années 80 et la recherche de modes de vie alternatifs ont cependant ramené de nombreux jeunes gens vers ce type de formation. On estime aujourd'hui à environ 500 le nombre de compagnons allemands sur les routes.

L'importance de la tradition ne s'arrête d'ailleurs pas là. Lors de son départ, le compagnon n'a qu'un balluchon comme bagage, et hors de question d'emmener un téléphone portable. De plus, pendant ces trois années, le compagnon ne doit pas revenir à moins de 50 km de sa ville natale. Et question transports, le train et le bus sont proscrits. "Il faut marcher ou faire du stop"

Viola est repartie le lendemain matin. 

Je lui ai laissé mon telephone et mon mail, en espérant qu'elle arrivera à la destination qu'elle s'est donnée dans de bonnes conditions. Laura lui avait donné l'adresse de sa soeur à Auxerre, on sait que quelques jours plus tard, elle y est passée et a fait une halte de 2 jours.

je surveillerai donc mon mail vers les fêtes de fin d'année en espérant avoir de ses nouvelles ...

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